Certification Effinature

Quinze ans à mesurer le vivant en ville

De la première publication de 2010 à la génération 25.05, l'histoire du référentiel Effinature est celle d'une question posée de plus en plus précisément : comment savoir si un projet d'aménagement laisse la biodiversité en meilleur état qu'il ne l'a trouvée ?

2010

Première publication

16

Versions publiées

2014

Première version anglaise

4

Référentiels métier

2025

L'alignement normatif et financier

Certification opérée par IRICE

La certification sort du champ purement technique. Elle devient un instrument de preuve pour la finance durable et s'aligne sur les cadres réglementaires européens.

V8.1 En cours

Révision du référentiel Nouvelles Constructions

Travaux en cours, non publié

Une révision du référentiel Nouvelles Constructions est engagée, accompagnée d'une analyse des manques portant sur l'ensemble des documents 25.05 et d'un rapprochement avec les travaux de l'Agence régionale de la biodiversité d'Île-de-France.

Il s'agit d'une mise à jour de la génération 25.05, à architecture constante : elle ne constitue pas une nouvelle génération.

25.05 Version 8.0 2025

Quatre référentiels et une exigence de preuve

Nouvelles Constructions, Évolution, Horizon, Additif Haute Valeur Écologique, publiés en français et en anglais

2025 est la refonte la plus ambitieuse depuis 2014, et la première à regarder au-delà de la technique. Le référentiel ne se contente plus de décrire de bonnes pratiques écologiques : il produit une preuve opposable, utilisable par un investisseur autant que par un maître d'ouvrage.

Ce déplacement répond à une contrainte extérieure. Depuis mai 2025, les lignes directrices de l'ESMA interdisent aux fonds d'utiliser les mots « durable », « vert » ou « impact » sans indicateurs vérifiables. Effinature fournit exactement cela : des indicateurs mesurables, une gouvernance scientifique traçable, un processus conforme à l'ISO/IEC 17065. La certification devient une ressource réglementaire.

L'autre nouveauté est humaine. Une sixième famille de critères entre dans le référentiel : le bien-être des usagers. Après quinze ans passés à mesurer ce que le projet fait au vivant, Effinature mesure aussi ce que le vivant fait aux habitants, confort intérieur, stimulation sensorielle du paysage, lien social.

Enfin, les trois référentiels principaux prennent des noms de métier plutôt que de description : Nouvelles Constructions, Évolution, Horizon. L'exploitation, jusqu'ici intégrée, devient un additif autonome, Haute Valeur Écologique, qui signe la dernière étape du parcours. Le référentiel Nouvelles Constructions ouvre explicitement son champ aux projets réalisés hors de France.

Référence Référentiel Périmètre
NCO 25.05 Nouvelles Constructions Construction neuve, y compris à l'international
EVO 25.05 Évolution Rénovation et extension de bâtiments existants
HOR 25.05 Horizon Aménagement du territoire : ZAC, quartier, parc, jardin
HVE 25.05 Additif Haute Valeur Écologique Exploitation et pérennisation des aménagements

En détail

  • Nouveau Sixième famille de critères : bien-être des usagers, confort intérieur, stimulation sensorielle par l'aménagement paysager, lien social et sensibilisation
  • Nouveau Alignement explicite sur la finance durable : SFDR article 9, lignes directrices ESMA, taxonomie verte européenne, recommandations du NGFS, High-Level Principles du Forum Économique Mondial sur les crédits biodiversité
  • Nouveau Le Biodiversity Partner, accompagnateur agréé du maître d'ouvrage, entre dans le processus de certification avec sa charte déontologique
  • Nouveau Espaces sanctuarisés pour la biodiversité, Espace de Biodiversité Structuré, plan de gestion de la ressource en eau, installation de ruches, provenance responsable du bois, bilan écologique de fin d'opération
  • Nouveau Six guides de bonnes pratiques inédits : qualité écologique des sols, défrichement et terrassement, libre circulation de la faune, parkings extérieurs, cartographies sonores, ouvrages de gestion des eaux pluviales
  • Nouveau Un chapitre de propriété intellectuelle protège la marque, les indicateurs et les outils de calcul
  • Évolution L'exploitation sort du référentiel principal pour devenir l'additif HVE
  • Évolution Volume porté de 170 à 220 pages environ ; les règles techniques de certification deviennent un document séparé

2020 à 2024

La spécialisation métier

Certification opérée par IRICE

Un seul référentiel ne peut plus servir un promoteur, un aménageur de ZAC et un gestionnaire de patrimoine. Effinature se décline en quatre documents métier partageant la même colonne vertébrale.

EXP 24-001 Version 7.1 2024

Le bien-être entre dans le référentiel

Référentiel Exploitation, français et anglais

Une révision limitée au seul référentiel Exploitation, mais qui introduit une idée neuve : la santé et le bien-être des usagers deviennent une famille de critères à part entière.

L'intuition vient du terrain. Sur les sites certifiés depuis plusieurs années, ce que les gestionnaires constatent en premier n'est pas l'indice de biodiversité : c'est que les gens s'approprient les lieux. Effinature décide de mesurer aussi cela. Cette famille sera généralisée à tous les référentiels l'année suivante.

En détail

  • Nouveau Famille « Santé et bien-être des usagers » : aménagements collectifs, confort visuel, communication auprès des usagers, relation nature et usagers
  • Nouveau Critère de choix, qualité et provenance du bois
  • Évolution Renumérotation des familles pour intégrer la nouvelle ; document resserré de 162 à 146 pages
20-001 Version 7.0 2020

Un référentiel par métier

Construction, Rénovation, Aménagement, Exploitation

Jusqu'ici, un promoteur immobilier, un aménageur de ZAC et un gestionnaire de parc lisaient le même document et devaient y trier ce qui les concernait. En 2020, Effinature éclate en quatre référentiels métier qui partagent la même architecture, le même avant-propos et les mêmes annexes, mais ne retiennent que les exigences pertinentes pour chacun.

Le second apport est pédagogique. Quinze guides de bonnes pratiques entrent directement dans le référentiel : comment choisir une palette végétale, comment végétaliser un bâti, comment éviter que l'éclairage extérieur ne devienne un piège pour la faune. Le référentiel cesse d'énoncer des exigences sans expliquer comment les tenir.

L'exploitation, enfin, se structure en une extension de parcours nommée EffinatureHVE : un projet certifié en conception et réalisation peut prolonger son engagement sur la durée de vie du site.

Référence Référentiel Périmètre
BAT 20-001 Construction Construction neuve et réhabilitation
REN 20-001 Rénovation Rénovation de bâtiments existants
AME 20-001 Aménagement Opérations d'aménagement
EXP 20-001 Exploitation Exploitation d'un site déjà certifié

En détail

  • Structure Cinq familles de critères déclinées sur trois phases : préservation du sol vivant, développement du patrimoine végétal, soutien de la faune locale, réduction des impacts, valorisation des compétences
  • Structure Séparation du système de management du projet et du système de management de l'opération
  • Nouveau Quinze guides de bonnes pratiques intégrés au référentiel
  • Nouveau EffinatureHVE : extension du parcours à la phase d'exploitation
  • Nouveau Les règles techniques de certification et les modes de preuve par phase entrent en annexe
  • Nouveau Outils de calcul versionnés : CBS, IVE, IVS, ITCE, palette végétale
  • Évolution Le vocabulaire abandonne les thèmes abstraits, Sol, Flore, Faune, pour des intentions : préserver le sol vivant, développer le patrimoine végétal, soutenir la faune locale

2017 à 2019

Le tournant numérique

Contrôle ECOCERT Environnement

Le référentiel quitte le format livre. Chaque exigence devient une fiche autonome, publiée en ligne et révisable indépendamment des autres. Deux ans plus tard, l'expérience est consolidée dans un corpus de 48 fiches numérotées.

V6.1 2019

Quarante-huit fiches, une numérotation stable

Applicable à partir d'avril 2019

L'expérience du wiki a montré ses limites : un référentiel qui bouge en permanence est difficile à opposer lors d'un audit. Effinature revient donc au document daté, mais garde le meilleur du format fiche.

Quarante-huit fiches numérotées en continu couvrent les trois phases du projet, vingt en conception, seize en réalisation, douze en exploitation. Chaque critère suivi sur plusieurs phases porte le même intitulé, décliné en sections I, II et III. Un maître d'ouvrage peut suivre un engagement d'un bout à l'autre de son opération.

En détail

  • Nouveau Annexes « documents à transmettre à l'auditeur », phase par phase : la preuve attendue devient explicite
  • Nouveau Évaluation des incidences environnementales sur les volets flore et faune, évaluation des continuités écologiques, rapport d'incident de chantier, installation de gîtes, estimation des investissements en faveur de la biodiversité
  • Évolution Retour à un document éditorial paginé de 111 pages, avec préambule et table des logos
V6.0 2017

Le référentiel devient un site

Référentiel publié en ligne

Rupture de format autant que de méthode. Le référentiel abandonne le plan par blocs de critères et croise désormais trois phases de projet avec cinq thèmes écologiques : sol, flore, faune, pollution, sensibilisation.

Surtout, il quitte le fichier pour le web. Chaque critère devient une fiche autonome publiée sur un site dédié, révisable sans réédition complète. Le document imprimable n'est plus qu'un export daté du site.

En détail

  • Structure Croisement de trois phases et cinq thèmes ; chaque critère tient sur une à trois pages
  • Évolution La présentation générale et les règles d'application quittent le référentiel pour le site

2013 à 2016

La structuration

Éditions signées QUALIGREEN, contrôle ECOCERT Environnement

Le référentiel cesse d'être un document d'expert pour devenir un outil de projet. Il épouse le cycle de vie de l'opération, se dote d'indices chiffrés, puis franchit le pas décisif : passer du label auto-décerné à la certification contrôlée par un tiers.

V5.2 2016

Du label à la certification

Quartiers et bâtiments nouveaux

Le changement tient en un mot, mais il engage tout. Effinature cesse d'être un label et devient une certification : la conformité n'est plus déclarée, elle est contrôlée par un organisme tiers indépendant.

Le contenu technique ne bouge pas, c'est le statut de la démarche qui change. Le document est entièrement remaquetté et précise son périmètre dans son sous-titre : quartiers et bâtiments nouveaux.

En détail

  • Évolution « Labelliser un projet » devient « certifier un projet » dans l'ensemble du document
  • Évolution Refonte graphique complète, mise en page sur deux colonnes
V5.1 2015

L'engagement devient contractuel

Applicable au 1er janvier 2015, évaluation contrôlée par ECOCERT Environnement

Le référentiel constate un angle mort : les mesures écologiques prévues en conception ne survivent pas toujours au chantier, et encore moins à l'exploitation. La réponse est de dupliquer le management dans chacune des trois phases plutôt que de le concentrer en amont.

Apparaissent alors des documents qui engagent réellement les parties : charte écologique, livret d'écogestes pour les compagnons, cahier des charges du marché d'entretien, convention de suivi scientifique. L'écologie sort du dossier de conception pour entrer dans les pièces contractuelles.

En détail

  • Nouveau Charte écologique, livret Écogestes, cahier des charges du marché d'entretien, convention de suivi scientifique, étude de faisabilité de l'entretien
  • Nouveau Éco-pâturage, lutte biologique et zéro phyto, agriculture urbaine, suivi des espèces invasives
  • Nouveau Indice de valorisation du site et évaluation des continuums de liaison
  • Structure Un bloc management dans chacune des trois phases, au lieu d'un bloc unique en amont
V5.0 2014

Le référentiel épouse le cycle de vie du projet

Label Effinature, niveaux Pass et HotSpot

La refonte la plus radicale de la première décennie. Le référentiel cesse d'être organisé par thèmes environnementaux pour suivre le déroulé réel d'une opération : gestion du projet, conception, réalisation, exploitation. Un maître d'ouvrage lit désormais le référentiel dans l'ordre où il travaille.

Deux nouveautés structurent l'évaluation. D'abord des indices chiffrés, l'Indice de la Valeur Écologique, calculé avant et après l'opération, permet enfin de dire si un projet a gagné ou perdu en biodiversité. Ensuite deux niveaux de reconnaissance, Pass et HotSpot, qui ouvrent la démarche aux projets modestes tout en distinguant les plus ambitieux.

Le bâtiment lui-même devient un support de vie : toitures et façades végétalisées, adaptation des surfaces vitrées pour éviter les collisions d'oiseaux, perméabilité des clôtures, nichoirs et gîtes.

2014 est aussi l'année où Effinature regarde hors de France. Le référentiel est traduit en anglais, et l'équipe part chercher si la méthode parle à d'autres marchés. En mars, Ubifrance Suède conduit un test sur l'offre à Stockholm, dans le cadre du programme européen MED et du projet TEMA porté par la CCI Marseille-Provence. En octobre, le bureau Ubifrance de Copenhague organise une mission de prospection au Danemark. L'entreprise compte alors cinq personnes. La démarche n'aboutira pas immédiatement à des certifications nordiques, mais elle installe une conviction : la question posée par Effinature n'est pas française, et le référentiel devra un jour exister en deux langues pour de bon.

En détail

  • Structure Quatre temps : gestion de projet, conception, réalisation, exploitation
  • Nouveau Indice de la Valeur Écologique mesuré à l'état initial et à l'état final, indice Qualité-Capacité-Fonction, coût de conservation de la biodiversité
  • Nouveau Niveaux de reconnaissance Pass et HotSpot
  • Nouveau Végétalisation du bâti, surfaces vitrées, perméabilité des clôtures, abris et gîtes, espèces allergisantes, plan de compensation d'impact résiduel, prospective sur le changement climatique
  • Nouveau Statut de Professionnel Agréé Effinature
  • Nouveau Première version anglaise du référentiel ; prospection en Suède en mars 2014 et au Danemark en octobre 2014 avec Ubifrance
  • Retiré EFFICARBONE et le Bilan Carbone quittent le référentiel, recentré sur le vivant
V4.1 Septembre 2013

Compétences et risques

Révision de consolidation. Le système de management gagne un chapitre consacré à la gestion des compétences, regroupant l'assistant à maîtrise d'ouvrage et le choix de la maîtrise d'œuvre : la qualité écologique d'un projet dépend d'abord de qui le conçoit.

L'évaluation des risques entre dans les études préalables, et le traitement des non-conformités fait son apparition, un réflexe emprunté aux systèmes de management de la qualité.

En détail

  • Nouveau Chapitre gestion des compétences, évaluation des risques, traitement des non-conformités
V4.0 Janvier 2013

Le management se sépare de la technique

Édition signée QUALIGREEN

Le référentiel distingue désormais clairement ce qui relève de l'organisation du projet, le système de management de l'opération, de ce qui relève des performances écologiques mesurées.

Côté technique, l'éco-construction se recentre sur ce qui touche vraiment le vivant : le bois et les matériaux biosourcés remplacent une approche générique des matières premières. La qualité des eaux douces entre au référentiel par l'indice IBGN, et les nuisances élargissent leur champ à l'atmosphère et aux champs électromagnétiques.

En détail

  • Structure Deux chapitres de management, management écologique et éco-chantier, séparés des six familles techniques
  • Nouveau Bois et matériaux biosourcés, indice IBGN, pollution atmosphérique et électromagnétique, coefficient de régulation thermique, bien-être des usagers, confort visuel, valeurs éducatives
  • Nouveau Indice de maillage effectif et niveau d'imperméabilité pour mesurer la fragmentation écologique

2010 à 2012

Les origines

Éditions signées GREENLOGIC

Effinature naît l'année où l'ONU décrète l'Année internationale de la biodiversité. Le pari initial est simple et à contre-courant : la ville n'est pas seulement une menace pour le vivant, elle peut en devenir un habitat. Encore faut-il savoir mesurer. Les trois premières années servent à transformer une intuition en méthode évaluable.

V3.1 Mars 2012

L'écologie remplace l'environnement

Une révision qui paraît lexicale et qui est doctrinale. Le « management environnemental » devient « management écologique », le « chantier propre » devient l'« éco-chantier », la « trame verte et bleue » devient le « maillage vert », les « espaces verts » deviennent des « espaces végétalisés ».

Derrière ces mots, un déplacement : il ne s'agit plus de limiter des nuisances sur un environnement subi, mais de construire activement du vivant. L'assistant environnemental à maîtrise d'ouvrage devient un assistant à maîtrise d'ouvrage à part entière.

En détail

  • Évolution Vocabulaire écologique généralisé à tout le document
  • Nouveau Critère de suivi de l'éco-chantier, programme écologique de l'opération
V3.0 Août 2011

Le référentiel se sépare de sa pédagogie

En un an, le document a doublé de volume et personne ne le lit plus jusqu'au bout. La décision est prise de le couper en deux : le référentiel ne garde que les exigences opposables, 64 pages contre 145, tandis que la présentation, le glossaire, la bibliographie et le processus de labellisation partent dans un guide de lecture et des règles de marque distinctes.

Les huit familles de critères sont ramenées à six. Chaque page porte désormais sa référence de version : un auditeur sait enfin sur quelle édition il travaille.

En détail

  • Structure 64 pages d'exigences ; la pédagogie sort dans un guide de lecture séparé
  • Structure Six familles de critères au lieu de huit
  • Nouveau Référence de version portée en en-tête de chaque page
V2.2 Juin 2011

Le processus de labellisation prend forme

Le référentiel décrit pour la première fois de bout en bout comment un projet obtient le label : demande, acceptation de la proposition d'intervention, audit de biodiversité, rapport, évaluation définitive, attribution. Le respect de la législation devient une exigence explicite du management.

Un indicateur carbone, EFFICARBONE, est introduit. Il ne survivra pas à la refonte de 2014, le référentiel choisissant de rester sur son cœur de sujet.

En détail

  • Nouveau Processus d'attribution complet : demande, audit, rapport, évaluation définitive
  • Nouveau Indicateur EFFICARBONE, exigence de respect de la législation, diagnostic biodiversité
V2.1 Avril 2011

Millésime 2011

Réédition annuelle sans évolution technique : le référentiel 2010 est republié sous le millésime 2011.

V2.0 Fin 2010

La méthode se structure

Quelques mois après la première publication, le référentiel est entièrement replanifié en cinq parties, de la présentation de la démarche au processus de certification, et ses critères réorganisés en huit familles : du management environnemental à la valorisation économique du projet, en passant par l'éco-construction, les impacts, la valorisation de la biodiversité, l'optimisation de l'écosystème et l'éco-responsabilité.

Le champ d'application, les conditions d'attribution et l'audit de biodiversité sont décrits. Deux chercheurs rejoignent le comité : Jennifer Amsallem, ingénieure trame verte et bleue, et John Thompson, directeur de recherche au Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive.

En détail

  • Structure Cinq parties, huit familles de critères
  • Nouveau Champ d'application, conditions d'attribution, audit de biodiversité, glossaire et bibliographie
V1.0 2010

La première version

Marque Effinature déposée le 22 avril 2010

Effinature naît d'un constat que son avant-propos formule sans détour : tous les dix ans, l'équivalent d'un département français disparaît sous l'urbanisation, et 25 % des espèces connues pourraient s'éteindre d'ici 2050. Le référentiel se donne trois buts, promouvoir l'intégration de la nature en ville, améliorer les échanges entre l'homme et la nature, agir sur les causes profondes de l'érosion de la biodiversité.

Cent trente et une pages, six familles de critères, deux contributeurs scientifiques : Julie Delcroix pour le WWF France et Thierry Tatoni, directeur de l'Institut méditerranéen d'écologie. C'est le premier référentiel français à proposer une évaluation opérationnelle de la biodiversité dans un projet d'aménagement.

En détail

  • Structure Six familles de critères, de l'éco-construction à la valorisation économique

Une même équipe depuis 2009

Les noms qui signent les éditions successives du référentiel, GREENLOGIC et QUALIGREEN, sont des marques et des divisions, non des propriétaires distincts. La société fondatrice, GREENLOGIC SARL, créée en 2009, a été renommée Groupe NOVACERT en 2014 sans changer de SIRET ni de direction ; la holding NORMAXIS a été constituée le 8 novembre 2016. Le référentiel est resté la propriété du même groupe sur toute la période.

ECOCERT Environnement, mentionné dans les éditions 2015 et 2016, intervenait au titre du contrôle des évaluations. Depuis 2020, la certification est délivrée par IRICE en tierce partie indépendante, sous accréditation Cofrac Certification de produits, procédés et services, n°5-0655, selon la norme ISO/IEC 17065, portée disponible sur www.cofrac.fr.

La marque Effinature a été déposée le 22 avril 2010 sous le numéro 3732371 et renouvelée jusqu'au 22 avril 2030.

Comment lire les numéros de version

Chaque référentiel porte une référence de millésime, 25.05 pour la génération en vigueur, 20-001 pour la précédente. C'est la désignation qui fait foi dans les documents de certification. En parallèle, une numérotation interne assure la continuité depuis 2010 : la génération 25.05 correspond à la version 8.0 du référentiel.

Une version en x.0 marque une refonte d'architecture, une version en x.y une révision à structure constante. Depuis 2020, une même version se décline en plusieurs référentiels métier publiés simultanément : ce ne sont pas des versions successives.